18 juin 2010

"Une bergère des Alpes pour assurer la pérennité du site du cap Blanc-Nez"...

"Si vous traînez vos guêtres du côté du cap Blanc-Nez, sur le sentier du Mont-Hubert par exemple nouvellement inauguré, vous risquez de rencontrer Gaëlle, jeune bergère originaire des Alpes. Elle sera la cheville ouvrière de la restauration d’une pratique ancestrale d’agropastoralisme : le pâturage ovin dit de parcours ou itinérant. Une nouvelle étape vers l’obtention du label grand site national.
Dominique Dupilet ne cache pas sa joie au moment d’effectuer « un lâcher de bergère » pour reprendre les termes d’Hervé Poher, président du Syndicat mixte Eden 62. Pour le président du Conseil général du Pas-de-Calais, ces 400 moutons boulonnais sur les hauteurs du site du cap Blanc-Nez redorent le blason d’une race en voie d’extinction, partie intégrante de notre patrimoine. Mais pour reprendre ses propos, « il ne s’agit là que d’une étape ».
Une étape pour le mouton boulonnais qui va retrouver ses lettres de noblesse, une étape pour le site en son entier qui tend à l’obtention du label grand site national. : « Il n’est pas question de figer ce territoire mais de le développer, à travers le tourisme, les loisirs ou encore les activités agricoles. Le site jouit d’une grande notoriété, deux millions de personnes passent ici chaque année, il doit donc être exemplaire […] L’arrivée d’une bergère va permettre d’assurer la pérennité du site».
Une bergère sur les hauteurs du cap Blanc-Nez
Xavier Douard, agent d’Eden 62 précise la démarche : « notre action consiste à pâturer l’ensemble des pelouses calcicoles du cap Blanc-Nez, propriété du conservatoire du littoral, par un troupeau de moutons boulonnais, pelouses en friche depuis de nombreuses années ». Et à la tête de ce troupeau conséquent : Gaëlle, star d’un jour malgré elle. Discrète, peut-être un peu timide, Gaëlle Dubuis, 30 ans, originaire d’Amplepuis dans les Alpes, se prête gentiment au jeu de la caméra et des interviews.
Elle a répondu à une petite annonce sur Internet et quelques mois plus tard, là voilà en terre inconnue, le Pas-de-Calais : « C’était l’occasion pour moi de changer de région, je ne connaissais pas du tout, je m’attendais à ce que ce soit tout plat. Avec Eden 62 c’était également l’occasion de travailler différemment puisque j’ai l’habitude de côtoyer des éleveurs. Je découvre une nouvelle race, docile, aux grandes pattes –cela m’a surpris - qu’il n’a pas été difficile d’apprivoiser. Il y a toujours quelques gourmandes »." A. Top
Extrait de "Echo 62, Le Pas-de-Calais en ligne"

www.echo62.com/actu.asp?id=2785

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